Les origines de la broderie se perdent dans la nuit des temps.
Comme presque toutes formes d'art, la broderie est née en Orient. Les exemples les plus anciens de tissus brodés parvenus jusqu'à nous sont d'origine Égyptienne. Ils remontent 16 ème et 12 ème siècles avant J.C. Ce sont des broderies raffinées exécutées en fil de soie ou de laine sur des étoffes de lin.
La mythologie grecque attribue l'origine de la broderie à Minerve déesse de l'intelligence. Une fois par an, lors des festivités organisées en son honneur, on portait en procession dans les rues d'Athènes un immense voile brodé.
A Rome, sous la République puis sous l'Empire, on importait d'Orient avec d'autres marchandises de prix comme les soies et les tapis, de riches broderies merveilleusement exécutées de fils d'or et d'argent que l'on vendait très cher sur les marchés de la ville. Mais lors de la chute de l'Empire les broderies devinrent une marchandise trop précieuse et furent bientôt réservées exclusivement au "Sacré". Les travaux étaient réalisés par des religieuses dans les couvents.
A la fin de l'époque Médiéval et Renaissance de l'art, la broderie conquiert de nouveau une place au premier plan. De véritables corporations de brodeurs voient le jour dans la plupart des grandes villes d'Europe.
La broderie est devenue aujourd'hui un recours contre l'uniformité de la vie, une recherche d'expression personnelle, un loisir recherché.
La broderie éveille l'idée de grâce, de chatoiement, du précieux, des doigts de fée.
Exemple de broderie sacerdotale et moyenâgeuse.
Musée de Cluny le monde médiéval.